Photographe : Arthur Sedyn

Alba

Un projet autour des contes de fées. C'est le personnage de Blanche-Neige qui nous occupa. Carte blanche à Charles-Henry Boland pour l'écriture de sa première pièce montée : Alba.

 

Je me suis demandé sérieusement ce que je pourrais encore ajouter. J’aimerais garder Alba un dernier instant près de moi, mais je ne me plains pas. Il vaut mieux qu’elle vive hors de moi, plutôt que morte dans ma tête.  De toute manière, c’est trop tard : cette pièce n’a besoin que d’être vue désormais. 

Charles-Henry Boland

 

Dès le début, tu as voulu préserver notre vision de la pièce en émettant aussi peu que possible ta propre interprétation. Tout d’abord, félicitations d’avoir laissé ton texte pur et sans défense entre les mains de Madame Bortoluzzi… Cela doit sans doute être très dur la sachant capable, je vous assure, de s’inventer un 3ème ou un 4ème sens pour les choses les plus simples  ;) et d’une bande d’ados parfois moins sûrs de faire de l’art qu’un spectacle de Fancy Fair. Maintenant que tu as surmonté cette étape douloureuse, tu vas pouvoir prendre le résultat de pleine face ! Quoi qu’il en soit, la divergence des points de vue de chacun est une preuve indéniable de l’immense richesse de ton texte. Merci. PS : à défaut de ne pas avoir pu garder Alba plus longtemps auprès de toi, je t’assure que la « nouvelle » Catherine de l’acte 3 scène 1 te réserve bien des surprises…

Voilà, ça c’est fait, j’ai cité l’auteur et la prof. Maintenant je vais pouvoir donner mon « avis d’élève » puisque c’est ça qu’on m’a demandé (je ne sais pas ce que ça suppose). Parlons du texte lui-même avant qu’il ait macéré dans l’esprit de tous pour ensuite être recraché. Son style : magnifique, il faut bien le dire, mêlant avec élégance la profondeur psychanalytique du conte et le quotidien d’une adolescente dans un milieu que nous connaissons bien.

Avec génie parfois, fraîcheur souvent, lassitude peut-être, inquiétude sûrement et assurément aussi avec cette part d’inconscience nécessaire (et peut-être volontaire) qui caractérise les donneurs de vie.  Que va devenir « Alba » ?Je l’ignore mais avec mon cœur de « sage-femme pédagogique » (je n’ai pas dit femme sage), j’ai travaillé avec passion pour que mes élèves puissent naître à leur personnage et qu’ « Alba » puisse voir le jour pour vous, spectateurs.  Les bébés ne sont pas parfaits à leur naissance, tant mieux d’ailleurs.  J’espère que, laissant de côté les défauts de l’enfant, vous pourrez ressentir de multiples et intenses émotions ce soir.

Longue vie à « Alba ».

Vanessa Bortoluzzi

 

Lieu : le CMM (déjà…)

Temps : mai-juin 2006

Personnages : Charles-Henry attablé, moi de passage.

Sujet de conversation : l’Ecriture, avec un grand E et surtout ses moteurs.

Conclusion (qui devient la situation initiale d’une autre histoire) : proposition d’un projet d’écriture pour le spectacle des ardex 6 en 2007.

Après quelques rencontres inspirées (dont une le jour de la finale de la coupe du monde de football, qui eut d’ailleurs l’audace de se jouer le jour-même de l’anniversaire de notre auteur !), le texte naît petit à petit.  Etonnement, émerveillement, admiration, reconnaissance de la part de la prof d’ardex envers son ancien élève devenu grand.  Quel beau cadeau que cette « Alba » qui a fleuri pour les prémices du printemps.

Blanche-Neige, lointaine aïeule et inspiratrice d’ « Alba », reste parmi nous mais ne nous envahit pas.  Alba existe à elle seule, sans avoir besoin d’une filiation quelconque (quoique… Nous en reparlerons lorsque vous aurez assisté à la pièce !).

Merci aux corps, cœurs et esprits qui incarnent « Alba » ce soir.  En créant la pièce de Charles-Henry Boland, les élèves de 6ème ardex accomplissent le plus bel acte au monde : ils donnent la vie.

Tous les personnages, sous leurs traits faussement stéréotypés sont intéressants d’autant plus qu’ils sont interprétés par différents acteurs et donc, de différentes manières. Dans l’Alba de l’acte 1 ressort tout le fascinant « naturel » d’Arthur, dans tous les sens du terme… ;) Ensuite, Alice marque la revanche physique de celle-ci.  Un acte plus tard, Virginie lui donne sa fantaisie et pour finir, Coline confère sa force à notre personnage. Même si nous aurions voulu un peu plus de temps et de moyens, je vous laisse découvrir notre travail sans en dire plus, et puis, le degré d’achèvement n’est-il pas totalement subjectif et même illusoire puisqu’il se mesure en fonction d’idées évoluant sans cesse ?

Blanche – Neige, à un de ces jours.

Douglas Grauwels

Année
2007

Jeu
Amandine Battaille
Marie Braam
Jean Coulon
Justine Deridder
Maxime Desmarets
Virginie Freye
Charlotte Georget
Douglas Grauwels
Romain Rolland
Arthur Sedyn
Alice Vaxelaire
Jean-Benoît Verstraeten
Coline Wauters

Texte
Charles-Henry BOLAND

Mise en scène
Vanessa Bortoluzzi

Scénographie
Pierre Coulon

Construction du décor
Pierre Coulon
Didier Verstraeten

Projet des élèves de « sixième arts d’expression » de Notre-Dame des Champs à Uccle